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  • The painting is from "their" house...i didn't know back then...

    In French


    Ignominie
    La guerre, c’est la décision des autres
    L’horreur, c’est un choix personnel
    La guerre, c’est la peur, les cris, puis le silence
    L’horreur, c’est le silence d’abord
    C’est une famille qui fait semblant

    C’est le silence pendant soixante ans
    Silence complice, silence couard
    La guerre, c’est le père qui part, soldat, prisonnier, général, marin ou déserteur
    L’horreur, c’est le père et la mère qui abandonnent un enfant, et un autre encore
    Deux sur cinq
    L’horreur ce sont ces monstres
    Ce viol de l’enfance
    Cette ignominie

    L’horreur c’est cette souffrance infinie,
    Les enfants savent toujours
    Ce silence
    L’horreur ce sont ces parents supposés qui ont profité de la guerre
    Ce sont des monstres qui ont su donner le change ensuite
    Malgré de multiples brimades, méchancetés déguisées
    Personne n’aurait pu croire, imaginer…

    Ce sont ces soixante ans de silence que l’on n’arrive plus à briser

    La guerre on en parle, même à mots couverts
    On dit « beurre », « rationnement » pour expliquer « bombe », « blockauss »
    L’horreur on la cache, on en a honte
    On en porte le poids comme si on était fautif…

    La guerre, elle vient d’un autre, d’une puissance, des « grands » de ce monde…
    Cette horreur est venue des « grands » d’une vie…

    Moi, je la leur rend
    La leur rejette en plein visage
    Je les renie
    Les abandonne, les méprise, les oublie
    Mais à voix haute.
    Plus jamais le silence…


    In Spanish

    Ignominia
    La guerra, es decisión de los demás
    El horror, es una elección personal
    La guerra, es miedo, gritos, y luego silencio
    El horror, es silencio primero
    Es una familia que finge

    Es el silencio durante sesenta años
    Silencio cómplice, silencio cobarde
    La guerra es el padre que parte, soldado, prisionero, general, marinero o desertor
    El horror es el padre y la madre que abandonan a un hijo, y otro más
    Dos de cinco
    El horror son esos monstruos
    Esa violación de la infancia
    Esa ignominia

    El horror es ese sufrimiento infinito,
    Los niños siempre saben
    Ese silencio
    El horror son esos supuestos padres que aprovecharon la guerra
    Son esos monstruos que lograron disimular después
    A pesar de múltiples vejaciones, maldades disfrazadas
    Nadie podría haber creído, imaginado…



    Son esos sesenta años de un silencio que no se logra romper

    De la guerra, se habla, aunque sea a palabras encubiertas
    Se dice “mantequilla”, “racionamiento” para explicar “bomba”, “blockauss”
    Al horror se le esconde, da vergüenza
    Como si uno fuera el culpable…

    La guerra, viene de alguien más, de alguna potencia, de los “grandes” de este mundo…
    Ese horror vino de los “grandes” de una vida…

    Yo, se lo regreso
    Se lo aviento en plena cara
    Reniego de ellos

    Los abandono, los deprecio, los olvido
    Pero en voz alta.
    Nunca más el silencio…
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